Sébastien Di Nicolantonio ne dessine pas. Il expire .
Armé d'un simple stylo à bille bleu et d'une feuille A3, il accomplit ce que très peu d'artistes osent tenter : saisir l'insaisissable. Ce visage surgissant d'une tempête de hachures cobalt n'est pas un portrait, c'est une confession graphique , une présence arrachée au silence même.
Ce qui frappe d'emblée, c'est la tension souveraine entre maîtrise et abandon. Le trait qui définit la lèvre, le sourcil, le regard avec une précision quasi chirurgicale coexiste avec des coups de pinceau frénétiques et superposés qui tourbillonnent autour du sujet comme une tempête intérieure visible.
Di Nicolantonio ne cache rien. Il révèle .
Le bleu. Ce bleu profond, presque nocturne, choisi non par défaut, mais par nécessité poétique . Dans cette monochromie réside un engagement radical, un refus délibéré du décoratif au profit du viscéral.
Les yeux lourds de sommeil portent le poids de quelqu'un qui en a trop vu et qui a finalement choisi le silence. Les lèvres légèrement entrouvertes suggèrent des mots qui ne seront jamais prononcés. C'est là que le titre prend tout son sens : une poésie qui existe dans l'espace qui précède le langage .
m.
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1 790,00 €Prix
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